
Chanson personnalisée
Le tambour de la cour
Une chanson pour Ousmane Sonko
- Occasion
- 🙏 Remerciement
- Style
- Reggae
- Langue
- Français
- Durée
- 3:59
- Écoutes
- 2
Publiée le 9 septembre 2026
Les paroles
Écrites par Woyla à partir de l’histoire racontée par son créateur, puis composées et chantées.
Doucement, la basse descend La cour s'allume, le jour attend Un balai sur le sable, un thé qui bout Et les jeunes debout, oh, les jeunes debout Ousmane, écoute ce tambour On garde ces mots-là depuis des jours Ça ne crie pas, ça monte lentement Comme un matin porté par le vent
Avant, on baissait la voix dans la cour On disait : c'est comme ça, c'est comme toujours La boutique tournait, mêmes mains, mêmes clés Et le reste du pays regardait passer Puis un nom a traversé les téléphones Des questions, des chiffres, un ton qui détonne Ousmane, tu as remué toute la boutique Et le silence est devenu discutable Depuis, dans les quartiers on parle politique Au coin du terrain, à l'ombre du manguier Un gamin de dix-sept ans récite ses droits Ça, ça ne s'achète pas, ça ne s'oublie pas
Merci, Ousmane, la jeunesse a levé la tête Un tambour, une voix, et le matin s'entête Ce que tu as semé, personne ne l'éteint Chante avec moi, chante jusqu'au matin
Ce n'est pas un homme seul que l'on chante C'est la salle qui se lève quand la voix se plante Les mamans qui écoutent, la radio au creux du bras Les étudiants qui notent ce qu'on ne disait pas On a appris le mot dignité pour de vrai Pas dans un livre : dans la file, dans le trajet Ousmane, ce que tu as changé tient dans un geste Regarder bien en face et dire : moi, je reste La peur a déménagé de nos épaules Et la jeunesse a repris son rôle Elle ne demande plus la permission d'espérer Elle prend la craie et elle écrit son année
Basse seule, et rien d'autre Un souffle, un contretemps On ne rend pas ce qu'on reçoit On le passe au suivant Au petit frère qui doute Au village qui écoute À la fille qui prépare son examen Et qui connaît déjà son chemin Ce n'est pas une dette, Ousmane C'est une main levée dans le vent Le tambour reprend, le pays répond Et la nuit s'ouvre en grand
Merci, Ousmane, la jeunesse a levé la tête Un tambour, une voix, et le matin s'entête Ce que tu as semé, personne ne l'éteint Chante avec moi, chante jusqu'au matin
Doucement, la basse remonte Le jour est là, la cour se compte Ousmane, garde ce tambour-là On chante, et le matin marche avec toi La jeunesse est debout, elle ne se rassoit plus Ce qui s'est ouvert ne sera pas perdu Un contretemps, une voix, un pays qui répond Et la basse redescend, tout doucement, au fond
Et si c’était votre histoire ?
Racontez une personne, une occasion, un souvenir : Woyla écrit les paroles, compose la musique et chante une chanson unique en quelques minutes.
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